Je me souhaite bon vent, le copains !
25/08/08
Les chantiers du coeur
Je me vois dans l'obligation d'annuler mon départ à la Rochelle pour cause de cambriolage. Mais tout va bien, je suis loin des contingences matérielles, j'en ai d'autres sortes à gérer. J'en ai marre de blogger pour me regarder le nombril. J'en ai marre des inepties du PS et du Modem, de leur navrant vide idéologique commun. Comme je ne peux pas encore aller habiter dans mon van flower power au bord de l'Atlantique avec ma planche de surf pour dire le droit aux mouettes, je vais faucher du maïs OGM en potassant mes cours de droit. Un jour peut être, je serais une juriste verte...
22/08/08
20/08/08
15/08/08
Summer 70's
Dorian Gray pour exciter les sens, le Monde Diplo pour les raisonner, je profite des quelques rayons de soleil du Finistère. Le début de semaine a été difficile, surtout lorsqu'il a fallut grimper sur une planche chaque matin sous la pluie et le vent, dans une eau glaciale. Puis les beaux jours sont revenus, avec eux les ballades au bord de la falaise, les soirées arrosées, et même des heures de surf au soleil couchant avec le petit groupe (non je n'ai pas peur des clichés, j'ai même écouté Jack Johnson dans ma voiture en rentrant, c'est dire...). Je quitte bientôt la Bretagne pour quelques jours à Montpellier, avant de repartir pour la Rochelle... les vacances politiques seront bientôt finies pour moi, place donc aux université d'été du PS.
En attendant, plage, vagues, surf, rhum et crêpes au citron.
Découvrez Jack Johnson!
En attendant, plage, vagues, surf, rhum et crêpes au citron.
Découvrez Jack Johnson!
30 Juillet 2005

J’ai finalement décidé d’aller marcher sur ma falaise, et toujours le même sentiment s’impose à moi, la beauté n’est pas froide comme beaucoup d’endroit, elle m’offre chaque fois quelque chose d’indéfinissable comme un retours de souvenirs, de vieilles légendes celtiques, qui m’envahissent alors que je n’en connaît aucune, une foule de fantômes d’histoires inachevées flotte au dessus de cette lande violette. J’ai marché longtemps sur la plage, en pensant un peu un lui, puis j’ai laissé flotter mon esprit, la musique vibrante de mes écouteurs ne laissait aucun répit aux dérives vers un visage, mais me guidait plutôt vers une vaste étendue de rêves incompris, de pensées qui couraient devant moi sans me laisser les rattraper, qui jouaient en se laissant parfois effleurer. Il y a comme un secret qui me lie intimement à cet endroit, tellement fort que je m’y perds, et lorsque je regarde cette étendue bleu et profonde je m’y sens attachée, amoureuse. Ces chemins escarpés et sinueux sont tout autant de mondes vers lesquels s’enfuir. En montant du coté des châteaux je me suis arrêtée, essoufflée, non pas par ma course, mais par le mystère qui s’échappe de ces rochers, j’ai laissé la musique de plus en plus fort percuter mes tympans pendant que mes yeux mêlaient leur couleur à la mer dans un abrutissement total des sens. Les odeurs ne me rappellent rien de connu, rien qui me semble être de mon enfance, ni même de mon adolescence, pourtant des résurgences de visages et de souvenirs anciens m’assaillent parfois, et s’éloignent d’autant plus vite que je tente de les saisir. Je me rappelle seulement être venue un jour, petite, avec Sara, nous avions couru sur la plage, plantant nos grands éclats de rire sur le sable froid d’un hiver, insouciantes de l’océan qui nous faisait face. Nous avions étés acculée contre la montagne, affolées, et ce n’est pas sans terreur que je repense à moi ce jour la, cet instant où j’aurai est du être pétrifiée, j’étais au contraire enivrée de bonheur étrange, celui peut être de périr dans cet océan, la peur se mêlait à mon cœur qui battait comme il devrait battre pour un amant. J’aurais voulu prolonger l’instant du danger qui nous guettait, jusqu'à ce que nous escaladions une partie des rochers pour accéder au début de la falaise. Je me souviens encore du regard que j’ai lancé à cet étendue noire quand j’ai enfin touché la terre ferme, et au souvenir de mes pensées je ne peux que ressentir une étrange nostalgie, un désir même, car j’ai pensé avoir vécu un des plus intenses moments de ma vie. Un court instant j’ai voulu y être encore, me perdre encore, devenir impuissante face aux vagues, prisonnière du sable et des immenses rochers glissants. La mort ne m’avait même pas effleurée en tant qu’enfant, et c’est seulement en tentant d’analyser ce souvenir maintenant, en repensant à cet instant d’impuissance délicieux que je m’interroge sur ce sentiment d’excitation qui m’avait assaillie dans un moment ou l’enfant que j’étais aurai du être apeurée. Cette partie infime de ma vie est restée gravée, même si ces deux petites filles que nous étions n’existent plus, ni l’amour qui les unissait. Sara a trahis sa vie, en s’attachant malgré elle, avec bonheur, à un mortel, en ne ressentant plus rien pour cet étendu qui nous a pourtant vu grandir. Il ne faut jamais aimer quelqu'un plus que la nature, plus que la nature qui nous liait à une autre vie, plus intime, celle qui se retrouve au fond de notre inconscient. Car elle ne nous quittera plus, mais nous refusera le moyen de la comprendre. Je la laisse me porter, et même si elle me conduit à savoir le pire, je l’aimerai toujours, et plus que tout, plus qu’un misérable mortel, et plus que moi-même
07/08/08
Tagguée par Nick Carraway, je sors de ma retraite bretonne pour ouvrir des bouquins. Le concept de cette enième chaine et d'ouvrir un livre à la page 123, et d'écrire les 5 lignes suivant les 5 premières de la page. Je m'octroie deux tentatives, ma bibliothèque est réduite depuis que j'ai quitté mon appartement pour me ballader un peu partout. Ce sera donc plus un partage de mes lectures actuelles qu'une véritable incursion littéraire dans ma bibliothèque.
Il la suivit des yeux tandis qu'elle se dirigeait vers le bar. Il ne bougea pas, mais il attendait. Sans qu'il eût rien prémédité, il lui semblait que leur double présence solitaire à cette heure-ci, surl e pont, était convenue de longue date, et qu'il y avait quelque chose de fatal dans la solitude de ce pont et dans leur double silence.
La femme fardée, Françoise Sagan.
La certitude d'une punition, même modérée, fera toujours plus d'impression que la crainte d'une peine terrible si à cette crainte se mêle l'espoir de l'impunité; les moindres maux, s'ils sont inévitables, effraient les hommes, tandis que l'espoir, ce don du ciel qui souvent nous tient lieu de tout, écarte la perspective des pires châtiments surtout s'il est renforcé par des exemples d'impunité qu'un juge faible ou cupide accorde fréquemment.
Des délits et des peines, Beccaria.
Je refile le truc à Sarah, Tim, et Louis-Paul.
Il la suivit des yeux tandis qu'elle se dirigeait vers le bar. Il ne bougea pas, mais il attendait. Sans qu'il eût rien prémédité, il lui semblait que leur double présence solitaire à cette heure-ci, surl e pont, était convenue de longue date, et qu'il y avait quelque chose de fatal dans la solitude de ce pont et dans leur double silence.
La femme fardée, Françoise Sagan.
La certitude d'une punition, même modérée, fera toujours plus d'impression que la crainte d'une peine terrible si à cette crainte se mêle l'espoir de l'impunité; les moindres maux, s'ils sont inévitables, effraient les hommes, tandis que l'espoir, ce don du ciel qui souvent nous tient lieu de tout, écarte la perspective des pires châtiments surtout s'il est renforcé par des exemples d'impunité qu'un juge faible ou cupide accorde fréquemment.
Des délits et des peines, Beccaria.
Je refile le truc à Sarah, Tim, et Louis-Paul.
28/07/08
I'm pickin' up good vibrations
Bientôt le mois d'aout et la fin de mon stage à l'application des peines. Je ne commenterai plus des arrêts de pénal de la même façon, cette fois j'ai eu les prévenus en face de moi, et tout change. Quoi qu'il en soit, je suis devenue une passionnée de la crème des criminels et autres psychopathes. Une bonne occasion d'en apprendre beaucoup sur les sciences criminelles et les criminels eux mêmes. C'est ainsi que je découvre une littérature de faits divers sordides dans les documents historiques et les bribes d'enquêtes et de rapports de police, d'experts scientifiques. Je n'ai pas encore eu le temps d'en découvrir beaucoup mais le plus séduisant à ce jour est Ted Bundy un brillant juriste américain, celui qui a "inauguré" l'expression serial killer.
Je profite de mes jours sans boulot pour paresser au soleil en compagnie de Bret Easton Ellis (American Psycho) et beaucoup de musique. Les compiles de Radio Nova depuis 1958 sont à écouter. A raison d'un album par année, j'en ai assez pour courir, rouler, et lire pendant de longues heures. Après m'être abrutie pendant des jours à Radiohead c'était le moment de sortir de la déprime musicale. Les beach boys vont bien avec le bikini 70's, mais ma préférence pour une sièste ensablée va plutôt à Aldo Romano. Ce qui me fait irrémédiablement regretter de ne pas avoir pu comme chaque été investir les arènes de Cimiez pour le festival de jazz de Nice.
Au lieu de ça, je vais plutôt continuer mes lectures solitaires et mes déambulations dans le tribunal de Fort de France, avant d'aller faire de la voile dans l'eau froide du Finistère.
Photo: Cap Chevalier, une plage de Sainte Anne au Sud de la Martinique, protégée par la barrière de corail, c'est le repère des lecteurs solitaires et des beaux planchistes (deux excellentes raisons de s'y rendre, donc).
24/07/08
Je me suis peu interessée aux aventures de mon parti ces derniers temps, mon stage me prend m'occupe beaucoup. Mais impossible d'éviter le lynchage qui a déjà commencé. Il est partout, sur France Inter dans ma voiture le matin, dans les journaux lors de ma pause du midi, sur les blogs quand je rentre le soir.
Après avoir passé leur temps à se tirer dans les jambes, les socialistes font une petite pause pour s'abattre sur l'ennemi commun, le bouc émissaire du moment, Jack Lang.
Royal donne des leçons de probité pendant que des petits connards débiles hurlent à la trahison et exhibent nos statuts, en adhérant bêêêtement à une prétendue "discipline du parti". Des pseudo-gauchistes qui hurlent à l'atteinte liberticide à la moindre loi, réclamant à grands cris de la discipline, et de la soumission, c'est vraiment très drôle. Pour ceux qui sont déjà réactionnaires à vingt ans, c'est un peu triste.
A l'époque du référendum sur le TCE je n'ai pas entendu invoquer ces mêmes articles pour exclure les récalcitrants nonnistes.
J'ajoute que les indignés du jour ne se sont pas souciés de la position de Jack Lang lorsqu'il est entré dans la commission Balladur, c'était pourtant il y a quelques mois. Ils préfèrent bêler aujourd'hui en cœur. C'est ça le collectif, la solidarité.
Fondamentalement, je ne suis pas pour cette réforme.
Mais en sortant de l'anti sarkozysme primaire, et en oubliant un peu notre président pour lire ce texte et y réfléchir, il y a tout de même des évolutions pour le Parlement. C'est mieux que rien.
Quant au sujet qui a prétendument fait hurler les socialistes, il n'est qu'un symbole. Certes, la présence du Président au Congrès est un message fort. Mais que vaut une opposition sur un symbole qui juridiquement n'emporte pas grand changement, lorsque la gauche aurait du faire d'une réforme du Sénat et du non cumul des mandats son programme institutionnel depuis bien longtemps?
Voilà donc notre position "politique". Le symbole du Président au Congrès n'est plus un repoussoir suffisant pour paraître crédible en opposant de la réforme, il faut maintenant que les rigolos de Solferino nous invoquent le non cumul des mandats, qui manque effectivement cruellement à cette réforme. Je suis sûre que Monsieur Montebourg et les autres donneurs de leçons d'éthiques politiques super cumulards du PS pourront venir s'en expliquer.
Ce lynchage politico-médiatique est affligeant, surtout pour nous socialistes. Il montre un Parti une fois de plus renfermé sur lui même, incapable de revendications de fond et condamné à la guerre des chefs. Un parti arrogant, incapable de se remettre en cause quant au vote du PRG en faveur de la réforme, et qui préfère se choisir un bouc émissaire.
Pendant ce temps, Bayrou vote non, il ne peut pas faire autrement que s'opposer à Nicolas Sarkozy, c'est son fond de commerce. Et la droite rigole bien.
Après avoir passé leur temps à se tirer dans les jambes, les socialistes font une petite pause pour s'abattre sur l'ennemi commun, le bouc émissaire du moment, Jack Lang.
Royal donne des leçons de probité pendant que des petits connards débiles hurlent à la trahison et exhibent nos statuts, en adhérant bêêêtement à une prétendue "discipline du parti". Des pseudo-gauchistes qui hurlent à l'atteinte liberticide à la moindre loi, réclamant à grands cris de la discipline, et de la soumission, c'est vraiment très drôle. Pour ceux qui sont déjà réactionnaires à vingt ans, c'est un peu triste.
A l'époque du référendum sur le TCE je n'ai pas entendu invoquer ces mêmes articles pour exclure les récalcitrants nonnistes.
J'ajoute que les indignés du jour ne se sont pas souciés de la position de Jack Lang lorsqu'il est entré dans la commission Balladur, c'était pourtant il y a quelques mois. Ils préfèrent bêler aujourd'hui en cœur. C'est ça le collectif, la solidarité.
Fondamentalement, je ne suis pas pour cette réforme.
Mais en sortant de l'anti sarkozysme primaire, et en oubliant un peu notre président pour lire ce texte et y réfléchir, il y a tout de même des évolutions pour le Parlement. C'est mieux que rien.
Quant au sujet qui a prétendument fait hurler les socialistes, il n'est qu'un symbole. Certes, la présence du Président au Congrès est un message fort. Mais que vaut une opposition sur un symbole qui juridiquement n'emporte pas grand changement, lorsque la gauche aurait du faire d'une réforme du Sénat et du non cumul des mandats son programme institutionnel depuis bien longtemps?
Voilà donc notre position "politique". Le symbole du Président au Congrès n'est plus un repoussoir suffisant pour paraître crédible en opposant de la réforme, il faut maintenant que les rigolos de Solferino nous invoquent le non cumul des mandats, qui manque effectivement cruellement à cette réforme. Je suis sûre que Monsieur Montebourg et les autres donneurs de leçons d'éthiques politiques super cumulards du PS pourront venir s'en expliquer.
Ce lynchage politico-médiatique est affligeant, surtout pour nous socialistes. Il montre un Parti une fois de plus renfermé sur lui même, incapable de revendications de fond et condamné à la guerre des chefs. Un parti arrogant, incapable de se remettre en cause quant au vote du PRG en faveur de la réforme, et qui préfère se choisir un bouc émissaire.
Pendant ce temps, Bayrou vote non, il ne peut pas faire autrement que s'opposer à Nicolas Sarkozy, c'est son fond de commerce. Et la droite rigole bien.
20/07/08
Les qualités de Monsieur Sarkozy
Nick m'a refilé le cadeau empoisonné... Je me vois donc contrainte de trouver quatre qualités à notre cher président de la République, Nicolas Sarkozy, exercice particulièrement difficile.
Il a un extraordinaire pouvoir de persuasion. C'est un génie de la communication, il peut tout dire, faire toute les promesses, se contredire, aligner des centaines de paradoxes, le tout avec aplomb. Et plus de la moitié de la France le croira...
Il est attirant. Je ne parle pas de son physique, bien évidemment, mais de son aura. Je pense à cette façon qu'il a de regarder une personne en lui faisant oublier ce qui tourne autour. C'est en quelque sorte un dérivé de la première qualité. Il sait donner l'impression à une personne qu'il s'intéresse à elle, et rien qu'à elle.
Il est persévérant. Lorsqu'il veut quelque chose, il est capable de tout pour écraser, pardon, écarter, tout ce qui se met sur son chemin. Il a aussi été capable de patience lorsqu'il était dans la tourmente. Il s'accroche, n'a pas honte de son ambition.
Il est drôle...malgré lui. Bon, ce n'est plus dans l'esprit du jeux, mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Au fond, j'adore suivre les tribulations de notre président. Nicolas Sarkozy est bourré de tics et de spasmes, il s'exprime comme un pantin désarticulé, et se déplace de façon nerveuse, peu harmonieuse, avec un air de roquet énervé. Un pur bonheur.
Et maintenant je refile le bébé à Sarah, Patrick, Louis-Paul et Tim.
Il a un extraordinaire pouvoir de persuasion. C'est un génie de la communication, il peut tout dire, faire toute les promesses, se contredire, aligner des centaines de paradoxes, le tout avec aplomb. Et plus de la moitié de la France le croira...
Il est attirant. Je ne parle pas de son physique, bien évidemment, mais de son aura. Je pense à cette façon qu'il a de regarder une personne en lui faisant oublier ce qui tourne autour. C'est en quelque sorte un dérivé de la première qualité. Il sait donner l'impression à une personne qu'il s'intéresse à elle, et rien qu'à elle.
Il est persévérant. Lorsqu'il veut quelque chose, il est capable de tout pour écraser, pardon, écarter, tout ce qui se met sur son chemin. Il a aussi été capable de patience lorsqu'il était dans la tourmente. Il s'accroche, n'a pas honte de son ambition.
Il est drôle...malgré lui. Bon, ce n'est plus dans l'esprit du jeux, mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Au fond, j'adore suivre les tribulations de notre président. Nicolas Sarkozy est bourré de tics et de spasmes, il s'exprime comme un pantin désarticulé, et se déplace de façon nerveuse, peu harmonieuse, avec un air de roquet énervé. Un pur bonheur.
Et maintenant je refile le bébé à Sarah, Patrick, Louis-Paul et Tim.
19/07/08
En prison la Dati!
Mon stage se déroule en aval du processus judiciaire, entre le service d'application des peines du tribunal et celui de la probation, pour les anciens détenus. Pour parfaire mon stage, il fallait donc que m'interesse de plus près au milieu carcéral. Je suis donc passée par la case prison...
Je suis entrée dans cette forteresse barbelée qu'est le centre pénitentiaire de Ducos.
Prison, oppression. C'est la première impression qui m'a submergée en entrant dans cet espace confiné, étouffant, agressif. Un véritable sentiment d'oppression. Il est impossible de marcher plus de quelques mètres sans passer par d'énormes portes blindées, sans se sentir épié par le système de surveillance.
Ayant plusieurs dossiers j'ai pu me rendre dans le quartier des hommes et des femmes. Celui des femmes reste viable et la loi est respectée, elles sont seules dans une cellule. Chez les hommes, c'est différent, ils sont parfois jusqu'à cinq dans ces quelques mètres carrés. C'est une des raisons pour lesquelles la France a été souvent condamnée pour ses conditions de détention par la CEDH. Une France, pays des droits de l'homme, qui ne respecte pourtant pas une condition inscrite dans son code pénal. En effet, j'ai appris sur les bancs de la fac que la peine d'emprisonnement ou de détention est une privation de liberté, pas une privation de dignité. C'est pourtant le cas.
Je suis entrée dans cette forteresse barbelée qu'est le centre pénitentiaire de Ducos.
Prison, oppression. C'est la première impression qui m'a submergée en entrant dans cet espace confiné, étouffant, agressif. Un véritable sentiment d'oppression. Il est impossible de marcher plus de quelques mètres sans passer par d'énormes portes blindées, sans se sentir épié par le système de surveillance.
Ayant plusieurs dossiers j'ai pu me rendre dans le quartier des hommes et des femmes. Celui des femmes reste viable et la loi est respectée, elles sont seules dans une cellule. Chez les hommes, c'est différent, ils sont parfois jusqu'à cinq dans ces quelques mètres carrés. C'est une des raisons pour lesquelles la France a été souvent condamnée pour ses conditions de détention par la CEDH. Une France, pays des droits de l'homme, qui ne respecte pourtant pas une condition inscrite dans son code pénal. En effet, j'ai appris sur les bancs de la fac que la peine d'emprisonnement ou de détention est une privation de liberté, pas une privation de dignité. C'est pourtant le cas.
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